Salut, c’est moi

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Salut.

Il est actuellement 03:42 du matin, dans la nuit du 4 au 5 Janvier 2016 (bonne année les gars, les filles!) et j’me pose une question : Pourquoi certaines personnes ne sont pas aimées ?

Enfin, pourquoi au lycée j’étais la nana qu’on calculerquasiment pas ? Qui avait toujours peur de déranger ? Qui ne sentais de trop ?

Depuis toujours je me décris comme une nana « grande gueule » au franc parler et à l’honnêteté sans pareil, mais alors, pourquoi  j’ai pas osé faire fermer sa bouche à P. quand il a voulu me couper une mèche de cheveux, en terminale, avec le bel argument suivant : « Tu sais très bien que si tu me laisse pas couper une mèche maintenant je te couperais beaucoup plus en cours quand tu t’y attendra pas ! » Pourquoi j’ai pas osé lui faire bouffer son putain de ciseau ?

Et pourquoi à chaque fois que je pense à mes années lycée j’ai une boule dans la gorge ? Pourquoi j’ai les yeux humides ? Il est où le boutons pour effacer certains souvenirs ? Alors oui, je vous vois venir : les souvenirs c’est des expériences, c’est ce qui nous forge, c’est ce qui fait ce que nous sommes. Certes, mais ne me dite pas qu’il existe une seule personne sur Terre qui ne  voudrait pas effacer quelques trucs de sa mémoire, quelques dates, quelques visages.

Qu’est ce que j’avais fais ? Qu’est ce que j’avais pas ? Pour leursplaire, qu’est ce qui me fallait ? 

Bien sur, j’ai eu quelques épaules pour me reposer, me soutenir, mais soit elles étaient loin, soit je ne « m’autorisais » pas à rester avec elles car on disait qu’elles n’étaient pas « cool » que c’était des « cassos ».. qu’est ce que j’étais conne. Quand je pense qu’aujourd’hui j’ai plus de contact avec ceux qui disaient ça, j’aurai mieux fais d’écouter mon coeur. (Et j’vous le met dans le mil : bien évidemment, les gens qui disaient ça été ceux qui n’étaient pas forcément sympa avec moi, mais avec qui je m’évertuer à essayer de trainer.)

J’pense que j’aurai jamais la réponse à ma question. Mais aujourd’hui j’ai pas peur de vous dire merde si il le faut. Je suis celle que j’avais toujours décrite quand on me demandé de parler de moi, et ça fait du bien. J’oublierai pas ces années, malheureusement, mais j’avance avec. Même si, des fois, à presque 3:00 du mat j’y repense et ça fait mal.

J’ai envie de dire à ces gens maintenant, que malgré tout, j’espère que pour eux ça va, qu’il vont bien et qu’ils aiment leur vie telle qu’elle est.                                     Parce que je suis peut-être rancunière, mais je ne suis pas sans coeur, moi.

 

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60's In Dallas